30 juin 2008
Paris, bis première partie!
LANCER LA MUSIQUE AVANT DE LIRE
07H30, nous sommes vendredi et je suis excité à l'idée de revoir Seb. La dernière fois, c'était à l'ïle de Ré. Nous étions tous deux en vacances à la même période et dans la même région.
9H j'arrive à la gare. j'ai pris une place en première. C'est confort et je peux me le permettre avec la carte 12-25. Dans le compartiment, ça pue les chiottes. Je ne reste pas longtemps assis et je vais m'isoler pour téléphoner: Nath, Laet, Mimi, Anne... Les 3 heures défilent et me voilà gare de Lyon. J'attends dans la gare mais je ne vois pas Seb. Je l'appelle:" Alors vilaine tu m'as oublié? Non j'arrive dans 3 minutes, même pas." J'attends seb. Il n'est toujours pas là mais les 3 minutes sont dépassées. "Allô mais t'es où? Et bien à la gare! Oui mais laquelle? T'es pas à Austerlitz?" J'explose de rire, je suis en face du grand restaurant. "Nan c'est gare de Lyon les gens qui viennent du sud, c’est gare de Lyon." Nous n'arrivons pas à nous trouver. Mon téléphone collé à l'oreille, seb me guide pour me dire où il se cache. Mais en vain. Nous décidons de nous rejoindre métro 14. Je me dirige vers le métro. Je cours ! J'ai hate de revoir Seb. Je croise un grand brun et me manque de le confondre avec lui. Je continue ma course. métro 14. Il y a de longs tubes et des structures métalliques pour ne pas sauter sur la voie? J'entrevois Seb dans son Tshirt moullant et son jean G star. Il ne me voit pas. Faut dire qu'il ne porte plus ses lunettes de vue ou ses lentilles. Mon téléphone vibre et je cours en sa direction. je lève les bras. Il me voit. On se jette dans les bras mais on n'a pas le temps de se dire bonjour: le métro est déjà là. "Bienvenue à Paris".
Chez lui, c'est sympa. C'est esprit lounge, déco made Ikea. Cela reste efficace. "Putin je suis envahi par les mouches, excuse moi Ben. J'avais des invités hier, c'est le bordel. J'ai un peu rangé." Je ne remarque rien. Exceptée la photo de sa maman et de sa soeur maquillées sûrement pour une coupe du monde. "Quai Branly ou Quai d'Orsay?" J'avoue ne pas être fan des arts premiers. seb a déjà vu le musée d'Orsay mais veut bien retourner même si les impressionnistes ne l'impressionnent point du tout. Et c'est parti, après une bonne assiette de pâtes à 14H, nous prenons le RER C. J'aime pas le RER. On remarque deux trois personnes. On se moquent d'elles mais on reste bonne enfant. Je lui raconte que dans le TGV, un gamin s'est vomi dessus et que c'était trop drôle à voir. Il y avait des Chocapix et du lait qui sortait de sa bouche pour se coller à son tshirt Spiderman. Et ca ne daubait pas trop.
Musée d'Orsay. La place est dallée. Elle me rappelle Beaubourg. "Rien à voir, il n'y a pas de marche." Une grosse horloge surplombe le monument. On entre par l'entrée des groupes car il y a du monde, même 2H30 avant la fermeture. Dans la file d'attente, je confie à Seb que j'ai ma pompe à vélo et que les vigiles vont me faire chier. Cela n'a pas manqué et Seb à exploser de rire. Il y avait matière."Je peux vous demander ce qu'est c'est. Une pompe à vélo monsieur l'agent. Ah et ca sert à quoi. Dans mon sac? Et bien si un plaisantin venait à dégonfler mon vélib, j'ai toujours une roue de secours dans mon sac." L'agent pompe pour vérifier qu'il ne s'agit pas d'une arme de destruction massive savamment subtilisée dans une pompe à vélo Décathlon. On entre en riant.
Le lieu est magnifique. Une grande allée dans le contre bas est clairsemée de statue de marbre et de bronze. Nous prenons un plan. Mais ce n'est pas suffisant, Seb veut en savoir plus. "On se prend un audioguide. Seb, on va faire touriste. Ouais mais moi j'aime savoir." L'argument est de choc. C'est parti. Renoir, Gauguin, Manet, Monet. Je remarque que pour la plupart, ils ont été vivement critiqués pour leur époque et de les voir retrouver dans un musée est assez saisissant. Peut-être que Cindy Sanders sera LA chanteuse de notre siècle? Oula je m'égare, ça doit être la beauté de toutes ces peintures. "Le musée ferme ses portes dans 30minutes. Nous vous invitons à rejoindre la sortie." Montons au cinquième pour voir Van Gogh. Puis le restaurant de l'horloge et enfin le toit du musée. C'est magnifique! Mais il pluvote... Nous cherchons Munch. Mais peine perdue, "le cri" doit être aux Pays-bBas, tout comme certaines toiles de Van Gogh. Nous goûtons jusqu'à la dernière minute ce musée que j'aimerais redécouvrir. "
Le musée ferme ses portes mais la boutique reste ouverte jusqu'à 18H, merci de votre visite."
Un pantomime imite les passants. On rit. Un gars en patin à roulettes exhibe ses petites figures. On s'engouffre dans le métro. Seb me raconte sa vie sentimentale. Je le sens bien épanoui et amoureux. Je suis content pour lui et je partage son émotion. « Et toi? Ma main droite va bien. j'alterne avec la main gauche, surtout le dimanche... »
Le soir nous allons dîner chez des amis de son amoureux. Nous avons un peu du mal à trouver l'appartement. Nous montons dans un ascenseur presque pas fini. mais l'immeuble fait pourtant haut standing. Nous arrivons au sixième étage. Je remarque que le couloir est en finition. Au bout du couloir se tient une silhouette élancée, plutôt bogosse. »Tu as vu les 7 merveilles du monde. En voilà une huitième ». Je ne comprends pas tout à fait. Il dit bonjour à ce garçon par un smack buccal et je me dit : » Tient il dit bonjour à copain de son amoureux comme cela ?! » C’est Vincent ! Putain, qu’est ce que je peux être con dès fois à ne pas voir l’essentiel. « Enchanté ! Seb m’avait dit que tu étais mignon mais c’est bien plus… » Malaise. On entre dans l’appartement. Je me fais charrié comme je suis provincial mais je m’en fous. J’ai un peu de répondant. Je ne suis pas très à l’aise. Tout le monde se connaît.
Au long de la soirée, j’ai sympathisé ça et là, surtout avec les pièces rapportées qui comme moi ne connaissaient personne. Je passe une bonne soirée. J’imite Julie Ferrier puis je fais un sketche genre Téléachier en vendant la TV écran plat plasma 16/9 de locataire de l’appart’. Je prends une guitare qui passait par là. Je joue deux ou trois accords. Amandine, une amie de Vincent, me demande d’arrêter : »C’est nul et j’ai le droit de te le dire ! » Feintant une vexation, je laisse l’instrument à son propriétaire qui joue très bien de la bossa nova. Il fait chaud. Ca sent l’été. Wouha 23h, j’ai toujours rien manger de la soirée. Par contre, j’ai bu déjà 4 verres de blanc. Rouge sur blanc tout fout le camp ! Seb et moi nous isolons du balcon où se tient la soirée et on joue à Pyramide sur un sofa : « en 3. Annecy. Ville. Amoureux. » Putain Seb pourquoi est ce que j’étais certain que tu parlerais de lui. Le passé c’est le passé. Alors face à ce hasard, nous essayons de savoir ce que pense l’autre. Je devine presque à chaque fois. Lui peu de fois. Serais-je donc trop empathique ? La soirée continue bonne enfant. Un nouveau convive de dernière minute qui parle dans les aigus lorsqu’il tente d’exprimer une opinion constructive se joint à nous : « Non mais vous allez pas partir au moment où j’arrive » Et je lance un il se fait tard et on a un métro à choper. On se dit tous au revoir en bas de l’immeuble. Je confie à Vincent et à Amandine qu’il serait cool de se revoir demain. Amandine sera de la partie mais Vincent a quelques obligations artistiques. « On verra ». On chope de notre métro mais il y a encore un changement avec le RER. « Euh ? Seb ? A quelle heure est le dernier train ? 1H15 ! Ah ? Il est 1H. C’est bon, t’inquiète… » Non je suis inquiet, puis angoissé. Il n’y a pas âme qui vive dans les couloirs du métro. On croise des grilles fermées. « Je ne pense pas qu’il y a de trains à cette heure… Mais si !! » Aucune voie n’est desservie. C’est très inquiétant mais très inspirant. Savoir que la journée ces couloirs grouillent d’un monde, de gens qui se croisent, se bousculent, se disputent, s’aiment, se rencontrent, se demandent. Et là : RIEN. Bon nous voilà contraint de trouver une sortie. Première fermée. Deuxième grille, troisième. Bon et bien on va sortir par là où nous sommes entrés. Je sens de l’air. Il y a de la vie autour de nous. Des artisans repeignent les marches. La nuit est toujours là. Un homme, d’origine africain, nous demande où se situe la gare. On lui répond juste là. Et il nous demande si elle est encore ouverte. On lui fait mine que non mais qui ne tente rien à rien. Il nous dit qu’il cherche à aller à Limoges. Et bien bon courage. Nous avons une vingtaine de minutes à faire à pied pour rejoindre l’appartement de Seb. Je commence à parler d’un ton sérieux sur la rétention de sûreté, mon engouement pour Robert Badinter. Je lui confie qu’il est arrivé un drame dans la famille et que malgré cela, je reste contre la rétention de sûreté. Il est saisi par ce qui nous est arrivé mais il ne sait pas tout… L’appartement est là. Seb a envie de chier. Je mets mon habit de papillon de lumière pour dormir, pendant cette interlude musicale de ses toilettes. Seb m’invite à dormir avec lui, dans son lit. Je lui réponds qu’il ronfle. Il m’assure que non. Seb ronfle. Je ne dors pas. Des foufous chantent des standards de titi parisiens. Je ne dors pas. Je m’exile discrètement pas à pas, draps à draps dans son salon pour dormir dans son sofa. Il fait chaud. Je ne dors pas. Comme à Annecy, en fait, je dors peu.. Voyons demain, si Morphée sera au rendez-vous de cette prochaine nuit…
ET CONTINUE PAR CECI EN ATTENDANT LA SUITE
23 juin 2008
Tout et n'importe quoi!!
Là c'est le billet d'humeur!
Donc fin de semaine je suis à Paris où je vais rendre visite à un ami. La dernière que l'on s'est vu c'était à l'île de Ré. Nous avions trouvé nos retrouvailles plutôt originales car ni l'un ni l'autre n'habitons dans la région de Charente. Mais comme nous étions en vacances: l'occasion faisait le laron.
Je lis qu'un jeune juif s'est fait agressé et dans un état incertain mais stationnaire. Que fais notre grand président? Il va en Israël. Même pays qui compte attaquer l'Axe du Mal, en Iran cette fois, et s'investir de la grande quête de la Paix.
C'est ainsi que je résumerais le film presque inachevé de Robert Redford "Lions for Lambs" (traduction Les lions et les Agneaux): "la violence engendre la violence" et pose ainsi cette question: "comment peut-on prétendre vouloir et désirer la Paix en l'imposant par la guerre?" Il n'y a aucun sens.
En parlant d'insensé, l'Allemagne prévoit de mettre en place la rétention de sûreté. "Et c'est quoi ça?" "Il parait que cela va nous protéger des dangereux criminels qui pourrait tuer des juifs..."
Faux! La rétention de sûreté est une loi qui prévoit d'enfermer, après peine purgée, une condamné jugé criminel à haut risque. sauf que ce jugement n'est pas rendu par une cours d'assise, mais il est déterminé par un psychiatre. Je n'ai rien contre eux mais dans le fond, ne sommes tous pas en train de dire que nous allons emprisonnés des personnes "malades", donc pour ceux qu'ils sont, et non pas pour ce qu'ils ont fait, ad vitea eternam? Si aujourd'hui ces criminels dit à haut risque, quand est ce qu'on enferme les schyzophrènes, ou encore tient ceux tuent sur la route: les alcooliques, qui est aussi une maladie au passage??
Non je crois que mon analyse sur le Monde est bien sombre en ce moment. Vivement le 04 juillet que je retrouve mes amis:-)
Quelques extraits:
15 juin 2008
JULIEN DORé mifasol....
Ma culotte est toute chaude, un peu mouillée. Mes cheveux se courbent, voir frisent. Mes yeux sont dilatés, même exaltés:
LUNDI 16 JUIN 2008, ERsatz (Le mot « ersatz » vient de la langue allemande, qui signifie « produit de remplacement ») le produit de substitution du fabuleux et enchanteur Julien Doré...
Je vais vite et m'empresser de l'acheter directe dans une bonne et bien grasse crémerie qui propose des dixks (se lit disque)...
Aller un tit extrait:
12 juin 2008
No surprises
C'est un peu ce qui se passe: pas de surprises! C'est un peu comme si tout était entendu. Tout est consensuel. Aucune déviance: RIEN! On tombe dans un ennuie mortel et en plus, on en rigole pas...
A heart that's full up like a landfill
A job that slowly kills you
Bruises that won't heal
You look so tired and unhappy
Bring down the government
They don't, they don't speak for us
I'll take a quiet life
A handshake of carbon monoxide
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
Silent, silent
This is my final fit, my final bellyache with
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises please
Such a pretty house, such a pretty garden
No alarms and no surprises (let me out of here)
No alarms and no surprises (let me out of here)
No alarms and no surprises please (let me out of here)
02 juin 2008
en musique!!
Déjà plus de 6mois de guitare et j'ose ouvrir une page Myspace: Benoit Beunet Bande!
Vaut mieux écouter (volume à fond) que d'en parler:-)
http://www.myspace.com/benoitbeunetbande
01 juin 2008
21 grams
"Ce dont on ne se souvient, révèle ce dont on ne peut oublier"


